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"Si un étranger venait vous voir et vous disait : "Je dispose d'une heure de temps durant laquelle je voudrais comprendre l'Islam". Comment le lui expliqueriez-vous?" Ils m'ont répondu : "C'est impossible, il faut avoir étudié la science de l'Unicité [Tawhid] - l'art de réciter le Coran [Tajwid] - et son exégèse, la tradition du Prophète , la juridiction islamique et les fondements [science des bases de la juridiction islamique] ... ".
Je leur ai répondu : "Gloire à Dieu ! Le bédouin ne venait-il pas au Prophète , restait auprès de lui au plus une journée, apprenait l'Islam et le portait à sa communauté, il devenait pour elle un guide et un enseignant, et pour l'Islam un prédicateur et un transmetteur.
Plus frappant encore, le Prophète n'a-t-il pas expliqué en trois phrases toute la religion [la foi, l'Islam, la bienfaisance] dans un propos dit : "questions de Gabriel ". Pourquoi ne l'expliquerions nous pas aujourd'hui en une heure ?
Qu'est-ce que IIslam ? Comment y rentrer ?
Tout courant de pensée, bon ou mauvais, toute association, utile ou nuisible, et tout Parti oeuvrant pour le bien ou pour le mal, tous ont des principes, des fondements, et des croyances qui fixent leurs buts, orientent leur cheminement et tiennent lieu de statuts pour leurs membres et leurs adeptes.
Quiconque veut devenir membre d'une association, commence par analyser ses "principes". S'il les accepte et croit en leur véracité, et qu'il n'y point de doute , il demande son "adhésion". Il a alors l'obligation de respecter les statuts, de payer la cotisation fixée par le règlement [intérieur] et de montrer par son comportement son attachement à ces principes, il doit se les rappeler en permanence, n'accomplir aucun acte les contredisant, mais plutôt être un bon exemple et un membre effectif de cette association.
L'adhésion à une association nécessite une connaissance de son règlement, une croyance en ses principes, un respect de ses décisions, un comportement conforme à ses lois.
C'est une situation générale qui s'applique à l'Islam. Celui qui veut entrer en Islam doit en premier lieu accepter ses bases rationnelles. jusqu'à ce qu'elles deviennent pour lui une croyance.
Ces bases reviennent à croire que ce monde matériel n'est pas toute chose, et la vie d'ici-bas n'est pas toute la vie. L'homme existait avant sa naissance et continuera à exister après sa mort. Ce n'est pas lui qui se donne l'existence, il existait avant de se connaître lui même [durant sa vie foetale].
Ce ne sont pas non plus les créatures inertes autour de lui qui lui ont donné l'existence, car il a une raison et elles n'en ont pas. C'est Dieu l'Unique qui l'a créé ainsi que ce qui l'entoure.
Lui seul donne la vie ou la mort. II a créé toute chose, et s'il veut. II peut l'anéantir. Ce Dieu ne ressemble à aucune chose de ces mondes. Le Tout Puissant, pas de limites à Sa puissance. Le Parfait Savant, rien n'échappe à Son savoir ; Le plus Juste, mais Sa Justice Absolue ne peut être jugée par les critères de la justice humaine.
C'est Lui qui a établi les lois que nous appelons "lois de la nature" ; II a créé chaque chose avec mesure, et a précisé depuis l'éternité ses détails et ses différences, et tout ce qui lui adviendra (concernant les vivants et les inertes) de mouvement ou de repos, de stabilité ou de mutation, d'action et d'inaction. Il a donné à l'homme une raison par laquelle il juge beaucoup de choses mises à disposition.
Il lui a donné une raison lui permettant de choisir et la volonté de réaliser ses choix. Il a créé après cette vie éphémère une vie continuelle dans l'au-delà où le bienfaiteur trouvera sa récompense et le malfaiteur sa punition.
Ce Dieu est Unique et Un, II n'a pas d'associé qu'on adore avec Lui, n'a pas d'intermédiaire qui rapproche de Lui ou intercède auprès de Lui, sans Son agrément ; l'adoration sincère sous tous ses aspects Lui est réservée, à Lui seul.
Dieu a créé des créatures matérielles visibles, qui peuvent être saisies par les sens, et d'autres invisibles pour nous, dont certains sont inertes et d'autres vivants et responsables. Parmi les vivants, il y a ceux destinés au bien, ce sont les anges, d'autres uniquement au mal, les diables, d'autres sont un mélange : iI y a les bons et les mauvais, ce sont les hommes et les djinns.
Dieu désigne des hommes et leur révèle Sa législation par l'intermédiaire de l'ange Gabriel afin qu'ils la transmettent aux hommes, ce sont les Envoyés. Ces législations révélées du ciel sont dans des livres et des feuilles, la plus récente abroge ou rectifie la plus ancienne. Le dernier de ces livres est le Coran ; ceux qui l'ont précédé ont subi des changements, ont été perdus ou oubliés, le Coran est resté intact.
Le sceau des Prophètes et des Envoyés est Muhammad Ibn 'Abd'Allah , arabe et Quraïchite, est venu clore les messages. Aucun Prophète après lui.
Le Coran est la constitution de l'Islam, celui qui ajoute foi à sa révélation divine et qui y croit globalement, est appelé croyant. Seul Dieu connaît la sincérité de cette foi, les hommes ne pénètrent pas les coeurs et ne savent pas ce qu'ils recèlent. De ce fait, afin que ce croyant devienne membre de la communauté, il doit déclarer cette foi en prononçant les deux attestations suivantes : [ Ash-Hadou Enn La ilaha il Allah wa Ash-Hadou enna Mouhamed Rassoul Allah ]
"J'atteste qu'il n'y nulle divinité digne d'être adoré sauf Allah ...
Et j'atteste que Muhammad est le Messager de Dieu".
Lorsqu'il les prononce, il devient musulman, "citoyen" authentique de l'Etat musulman, ayant tous les droits. Il doit accepter d'accomplir les devoirs que lui demande l'Islam. Ces devoirs (ou actes religieux) sont peu nombreux, faciles, n'entraînant ni grande peine et ni gêne.
Premièrement :
Accomplir le matin, avant le levé du soleil, deux rak'a [ unité de mesure des prières musulmanes, qui comporte des gestes et des paroles bien définis] , invoquer Dieu, Lui demander de Ses biens et chercher protection auprès de Lui contre Son châtiment.
Avant iI doit faire ses ablutions, laver certains de ses membres ou tout son corps si nécessaire. Au milieu de la journée, quatre rak'a, puis quatre autres. Trois au coucher du soleil et quatre dans la nuit, ce sont les prières obligatoires, leur accomplissement nécessite moins de trente minutes dans la journée. Aucun lieu n'est exigé pour les accomplir. La présence d'une autre personne (un religieux) n'est pas nécessaire pour qu'elles soient valables. Il n'y a point d'intermédiaire dans les prières (et d'ailleurs dans toutes les adorations) entre le musulman et son Seigneur.
Deuxièmement :
II existe un mois déterminé dans l'année durant lequel le musulman avance son petit déjeuner pour le prendre à la fin de la nuit au lieu d'être au début du jour, et retarde son déjeuner jusqu'au coucher du soleil.
Durant la journée, il s'abstient de manger, de boire et d'avoir des relations intimes. Il en résulte un mois de pureté pour son âme, un repos pour son estomac, une éducation de son comportement et une bonne santé. Ce mois devient un aspect de regroupement autour du bien et une équité du niveau de vie.
Troisièmement :
S'il lui reste après ses dépenses, une quantité déterminée de bien, épargnée durant une année sans qu'il en est besoin, il a le devoir de verser, après l'écoulement de cette année, la somme équivalente à 2,5 % aux pauvres et aux nécessiteux.
Il n'en ressentira pas le poids, elle constituera une aide importante aux nécessiteux, un pilier de solidarité sociale, et une guérison. contre la maladie de la pauvreté, qui est la pire de toutes les maladies.
Quatrièmement :
L'Islam a planifié pour la société islamique des rencontres périodiques : Une réunion qui se tient cinq fois par jour, comme les séances des cours de l'école, c'est la "prière en groupe".
Chaque membre consolide sa soumission à Dieu en se tenant debout devant Lui. Les fruits de cette rencontre sont : les plus forts aident les plus faibles, les savants enseignent aux ignorants, les riches soutiennent les pauvres. Cette réunion ne dure à peine un quart d'heure. Elle ne retarde ni le travailleur, ni le commerçant. Si la réunion a lieu et qu'un musulman s'absente en accomplissant la prière chez lui, il n'est pas puni mais il a manqué la récompense d'avoir assisté à la réunion.
Une autre rencontre se tient une fois par semaine, c'est "la prière du Vendredi", elle dure moins d'une heure. Y assister est obligatoire pour les hommes.
Une rencontre, comparable à celle d'une ville se tient deux fois par an, c'est "la prière de la fête", [ Aid El Fitr et Aid El Ad-ha ] y assister n'est pas obligatoire, elle dure moins d'une heure.
Une rencontre importante a lieu chaque année dans un endroit précis. Le musulman, s'il en a la capacité, a l' obligation d'y assister une fois dans sa vie, c'est le "Pèlerinage". Ce sont les adorations de bases qui incombent au musulman.
Parmi les autres formes d'adoration, s'abstenir des actes que l'ensemble des sages s'accordent à qualifier de nuisibles (ou mauvais). Citons le meurtre, l'agression, l'injustice sous toutes ses formes ; l'enivrant, l'adultère qui est une offense à la dignité et une atteinte à la généalogie, l'usure, le mensonge, la tricherie, la trahison, le refus du service militaire destiné à élever la parole de Dieu, le non respect des parents, le faux serment, le faux témoignage, ainsi que tous les actes malsains.
Si le musulman néglige certains devoirs ou transgresse certains interdits, puis revient, se repent, demande pardon. Dieu lui pardonne. S'il ne se repent pas, il demeure musulman compté parmi les musulmans, c'est un pécheur
qui mérite le châtiment le Jour du Jugement, mais son châtiment est temporaire, contrairement à celui du mécréant.
Par contre, s'il renie certains principes des croyances essentielles, qu'il en doute, rejette un devoir ou un interdit unanimement reconnu ou renie un seul mot du Coran, il sort de la religion, il est considéré comme un renégat auquel on enlève la nationalité islamique. L'apostasie est le plus grand crime en Islam.
Le musulman peut ne pas accomplir certains devoirs ou transgresser certains interdits, tout en reconnaissant leurs caractères obligatoires ou interdits, il demeure musulman mais c'est un pécheur.
Quant à la croyance, elle est indivisible, s'il croit, par exemple, en quatre vingt dix neuf croyances et en abjure une seule, il est non croyant.
Il se peut que le musulman soit non croyant, à l'image de celui qui adhère à un Parti ou à une Association, assiste à ses rencontres, verse ses cotisations, accomplit ses devoirs, cependant il n'accepte pas ses principes, n'est pas convaincu de leurs véracités, son adhésion vise l'espionnage ou la corruption.
C'est l'hypocrite, qui prononce les deux attestations, accomplit en apparence les actes d'adorations, mais ne croit pas à la vérité. Il ne sera pas sauvé auprès de Dieu même s'il est considéré par les gens comme musulman, les gens jugent les apparences. Dieu seul connaît ce que recèlent les coeurs. [ L'hypocrisie est de faire apparaître La croyance et dissimuler la mécréance. Le mot hypocrite ici est différent de celui du propos du Prophète "Les signes de l'hypocrite sont trois, etc." Celui qui manque à sa parole, ment, ou trahit le dépôt, n'est pas considéré comme un mécréant, c'est l'hypocrisie sociale qui diffère de l'hypocrisie de la croyance que nous évoquons ici ]
Si l'homme croit aux bases fondamentales de l'Islam : croyance en Dieu, dépouillée de tout associé ou intermédiaire, croyance en les anges, les Envoyés, les Livres, la vie de l'au-delà, la Prédestination - la prononciation des deux attestations ; s'acquitte des prières obligatoires ; jeûne Ramadan ; verse l'impôt purificateur [zakat] sur ses biens s'il en a les moyens ; effectue le pèlerinage une fois dans sa vie s'il en la possibilité ; s'abstient des interdits unanimement reconnus comme tels ; il est alors un musulman croyant.
Cependant, il ne gouttera aux fruits de la croyance que lorsque toute sa vie sera celle d'un musulman croyant.
Le Prophète de Dieu a résumé le mode de ce comportement en une seule phrase, d'une grande éloquence, d'une concision étonnante, une phrase qui englobe tout le bien dans cette vie et dans la vie dernière. Cette parole demande au musulman de se rappeler Dieu en toutes circonstances, debout, assis, seul, en public, sérieux ou plaisant. Dieu l'observe. Il ne doit Lui désobéir alors qu'il le regarde. Il ne doit avoir peur ou être désespéré alors que Dieu est avec lui. Il ne doit pas sentir la solitude (l'isolement) alors qu'il invoque Dieu , ou avoir besoin de personne alors qu'il implore Dieu. S'il commet un péché, et il est de sa nature de pécher, puis revient et se repent. Dieu lui pardonne.
Tout cela est résumé dans cette parole du Prophète où il définit la bienfaisance :
"C'est d'adorer Dieu comme si tu Le voyais, si tu ne Le vois pas Lui, II te voit"
C'est la présentation générale de l'Islam. Le développement de la "croyance" est l'objet de ce tome. L'Islam et la bienfaisance feront l'objet d'autres tomes si Dieu le veut.
Le Coran
Louange à Allah Seigneur des mondes, s'adressant aux hommes en ces termes: "Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah" (Sourate 5, verset 15).
Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur le sceau des Prophètes, Muhammad, qui a dit: "Le meilleur d'entre vous est celui qui apprend le Coran et l'enseigne".
Le mot Coran signifie lecture. C'est la parole d'Allah, Muhammad (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), n'étant que l'agent qui reçoit la révélation du Message divin pour le communiquer à sa communauté d'abord, ensuite à l'humanité toute entière. Le Coran comporte 114 Sourates dont le classement a été opéré par les soins du prophète sur ordre d'Allah.
Comme le Saint Coran a été un Livre inaltéré et révélé par le Tout-Sage, le Très-Digne de louange, son application stricte et intégrale procure au Fidèle la dignité dans ce monde et la félicité dans l'Au-delà. Toutefois, il incombe à celui qui envisage l'étude du Saint Coran de comprendre certaines réalités, à savoir que le Coran n'est pas l'œuvre d'un être humain qui traite d'un sujet bien déterminé. C'est plutôt le Livre d'Allah qui englobe des questions très variées, notamment le dogme, la Loi (Chanta), la Morale, la Prédication à l'Islam, l'usage des bons conseils, la moralité, la critique constructive, l'avertissement, les argumentations et témoignages, les récits historiques, les références aux signes cosmiques d'Allah, etc...
Tous ces thèmes sont reproduits et réitérés à travers tout le Coran avec des expressions et des formes différentes de façon à donner au lecteur attentif la possibilité de saisir un aspect nouveau du problème ou de lui faire découvrir une dimension nouvelle du texte, de lui procurer un avantage ou la détermination d'un objectif bien spécifique.
Sans être exhaustif, on peut relever les principales caractéristiques du Coran dans les points suivants:
l. Le Coran est la parole incréée d'Allah, révélée à Son Messager Muhammad (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et destinée à tous les humains conformément à l'enseignement coranique contenu dans ce verset:
"Qu'on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, afin qu'il soit un avertisseur à l'univers". (Sourate 25, verset l)
2. Le Coran se reconnaît par ses caractères d'universalité et de perfection. Allah (Qu'Il soit exalté) a dit:
"... Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre..." (Sourate 6, verset 38)
"... Et Nous avons fait descendre sur toi le. Livre, comme un exposé explicite de toute chose, comme un guide une grâce et une bonne annonce aux musulmans". (Sourate 16, verset 89).
3. La révélation coranique comporte des commandements destinés à être appliqués et des interdictions de commettre des actes répréhensibles. La récitation à elle seule constitue déjà un acte d'adoration et un moyen d'obtenir une récompense divine.
4. Le Coran est le Livre par lequel Allah a parachevé la religion pour tous les hommes, conformément à cet enseignement coranique:
"... Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et j'agrée l'Islam comme religion pour vous". (Sourate 5, verset 3)
5. Le Coran est demeuré le miracle éternel d'Allah transmis à Son Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui de tout temps a fait l'objet du défi divin lancé aux Arabes les plus éloquents en vue de produire un texte similaire, ou dix sourates semblables, voire même une seule sourate pareille au Coran. Les Arabes sont restés impuissants devant le caractère inimitable du Coran et n'ont pu relever le défi qui leur était adressé par les versets suivants:
(Dis: "Quand même les hommes et les djinns s'uniraient pour produire un semblable de ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres".) (Sourate 17, verset 88)
(Disent-ils: "II l'a fabriqué. Dis: "Apportez donc dix sourates semblables à ceci, et fabriqués (par vous). Et appelez qui vous pourrez (pour vous aider) hormis Allah, si vous êtes véridiques.) (Sourate II, verset 13)
(Mais disent-ils: "C'est celui-là (Muhammad) qui l'a inventé? Dis: "Composez donc une sourate semblable à ceci, et appelez à votre aide n'importe qui vous pourrez, à part Allah, si vous êtes véridiques".) (Sourate 10, verset 38)
6. Le Coran a été révélé pour exhorter les hommes à vouer la sincérité de leur culte à Allah Seul, sans rien Lui associer comme nous le montrent ces versets coraniques:
(... C'est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, et venu d'un Sage, d'un Parfaitement Connaisseur. N'adorez qu'Allah...) (Sourate II, verset 1-2)
(... II ne leur a été commandé cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la "salah" et d'acquitter la "zakah". Et voilà la religion de droiture.) (Sourate 98, verset 5)
7. Le Coran est une Constitution Suprême qui organise la vie - tant spirituelle que temporelle - des Musulmans vivant dans la Cité-Etat. De là, le lecteur sera amené à constater que le Texte sacré contient non seulement un enseignement spirituel très riche et fécond, mais aussi une Morale très élevée soutenue et défendue par un Corpus juris aux règles juridiques précises et détaillées faisant de lui une discipline scientifique très élaborée.
Par ailleurs, le lecteur du Texte sacré ne manquera pas de remarquer la présence d'un certain nombre de versets coraniques ayant trait aux principes d'économie politique et d'éléments de sociologie dont les applications se sont avérées au cours de l'Histoire.
8. Il ressort de l'enseignement coranique qu'Allah - qu'Il soit exalté - a pris l'engagement de prendre soin de la protection de Son Livre pour toute l'Eternité du Temps. En voici la preuve:
"C'est Nous qui avons fait descendre le Rappel (le Coran) et c'est Nous qui en sommes Gardien". (Sourate 15, verset 9)
En effet, l'Histoire universelle et l'Histoire de l'Islam sont là pour témoigner que le Coran a été soigneusement conservé dans les poitrines (appris par cœur) et dans les écrits tel qu'il a été révélé au Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui).
Nous sommes persuadés que quelles que soient les circonstances, le Coran, parole d'Allah par excellence, ne subira aucune altération, malgré les multiples tentatives qui eurent lieu.
Le Coran est par essence miraculeux et inimitable, tant au point de vue du fond qu'au point de vue de la forme. C'est la parole incréée d'Allah, révélée à Son Messager Muhammad (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui).
La compréhension de son contenu est certes beaucoup plus aisée pour ceux qui jouissent de la connaissance de la langue arabe littéraire, langue de la révélation par excellence. Quant à ceux qui sont privés de la compréhension de cette belle langue, la barrière linguistique constitue un handicap sérieux les empêchant de tirer un profit incommensurable. De là, s'impose le besoin imminent de fournir une traduction saine, relatant le sens des versets coraniques dans les langues étrangères à la langue arabe. La tâche du traducteur n'est jamais aisée surtout lorsqu'il refuse de trahir ou de s'aventurer à donner une interprétation personnelle. Malheureusement, force est de constater qu'un grand nombre de traductions ne sont autre chose que le reflet de la compréhension de leur traducteur. Certes, pour mener à bien la traduction du Coran, le traducteur doit être un expert chevronné en langues arabe et étrangère, il doit disposer d'un savoir encyclopédique incontestable et jouir en plus de qualités morales indéniables. Car chaque terme dans la langue du Coran a un certain poids, chaque voyelle a sa raison d'être et le simple fait d'omettre une voyelle peut être lourd de conséquences.
D’après " La présidence générale des directions des recherches scientifiques islamiques, de l’Ifta, de la prédication et de l’orientation religieuse ".
La loyauté dans les sentiments et le bon conseil
ALLAH (تعالى) a dit : {Les croyants ne sont que des frères} (49/10)
قال اللَّه تعالى (الحجرات 10): {إنما المؤمنون إخوة
{je vous donne conseil sincère} (7/62)
و قال تعالى إخباراً عن نوح صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم (الأعراف 62): {وأنصح لكم
{je suis pour vous un conseiller digne de confiance.} (7/68)
و عن هود صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم (الأعراف 68): {وأنا لكم ناصح أمين
و أما الأحاديث:
Selon Tamîn Ibn Aws Ad-Darî (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La religion c'est le bon conseil".
Nous demandâmes : "Vis-à-vis de qui" ?
Il dit : "Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des guides des musulmans et de leurs simples citoyens". (Mouslim)
فالأول عن أبي رقية تميم بن أوس الداري رَضِيِ اللَّهُ عَنْهُ أن النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم قال: <الدين النصيحة> قلنا: لمن؟ قال: <لله ولكتابه ولرسوله ولأئمة المسلمين وعامتهم> رَوَاهُ مُسْلِمٌ
Jarîr Ibn 'Abdillâh a dit : "J'ai fait acte d'allégeance au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) en m'engageant à faire la prière selon toutes ses règles, à faire l'aumône et à être loyal dans mon conseil et dans mes sentiments envers tout musulman". (Al-Boukhâri, Mouslim)
الثاني عن جرير بن عبد اللَّه رَضِيِ اللَّهُ عَنْهُ قال: بايعت رَسُول اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم على إقام الصلاة، وإيتاء الزكاة، والنصح لكل مسلم> مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ
D'après Anas (رضي الله عنه) , le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Aucun d'entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même". (Al-Boukhâri, Mouslim)
الثالث عن أنس رَضِيِ اللَّهُ عَنْهُ عن النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم قال: <لا يؤمن أحدكم حتى يحب لأخيه ما يحب لنفسه> مُتَّفَقٌ عَلَيْهِلا>لله>الدين>
D'après Ibn Abbâs (radhiallâhu 'anhu) et Anas Ibn Malik (radhiallâhu 'anhu), le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Si le fils d'Adam avait une vallée pleine d'or, il en aimerait une deuxième. Seule la terre en effet peut lui remplir la bouche. Allâh accepte pourtant le repentir de qui revient à Lui. »
(Unanimement reconnu authentique - Rapporté par al-Bukhârî et Muslim )
d'après Ibn 'Abbâs explique que le fils d'Adam ne se rassasie jamais d'amasser des fortunes. S'il en possédait une vallée remplie d'or, il « aimerait » [Ahâb] : ce qui veut dire qu'il « chercherait » à en posséder une deuxième, et c'est seulement la terre qui remplira le ventre de l'homme. Ainsi, quand il meurt, qu'on l'enterre et qu'il laisse derrière lui ce bas monde [ad-Douniyyah], à ce moment-là seulement il sera rassasié. L'Envoyé (sallallahu 'alayhi wa sallam) mentionne le repentir à la fin de ce hadîth : « Allâh accepte pourtant le repentir de qui revient à Lui. », car en général celui qui est avide d'argent n'hésite pas à employer des moyens illicites pour se l'acquérir. Aussi, le remède [Dawâ] de cela réside dans le repentir [at-Tawbah] envers Allâh. Pour être plus clair, quand l'Envoyé (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Allâh accepte pourtant le repentir de qui revient à Lui. », de celui qui se repent de ses péchés, Allâh accepte son repentir même si ses péchés sont en rapport avec l'argent.
K'Allah accepte notre repentir. amine ya rab !!
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Des Anges diurnes et d'autres nocturnes se succèdent parmi vous. Or, ils se réunissent aux prières de fajr (l'aurore) et de `asr (l'après-midi). Ceux qui ont passé la nuit parmi vous remontent vers le Seigneur. Allah, bien qu'Il le sache mieux qu'eux, leur demande alors: "Comment avez-vous laissé Mes adorateurs?". - "Nous les avons laissés en train de prier, répondront-ils, et nous les avions trouvés en train de prier".
حدثنا يحيى بن يحيى قال قرأت على مالك عن أبي الزناد عن الأعرج عن أبي هريرة
أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال يتعاقبون فيكم ملائكة بالليل وملائكة بالنهار ويجتمعون في صلاة الفجر وصلاة العصر ثم يعرج الذين باتوا فيكم فيسألهم ربهم وهو أعلم بهم كيف تركتم عبادي فيقولون تركناهم وهم يصلون وأتيناهم وهم يصلون
و حدثنا محمد بن رافع حدثنا عبد الرزاق حدثنا معمر عن همام بن منبه عن أبي هريرة عن النبي صلى الله عليه وسلم قال والملائكة يتعاقبون فيكم بمثل حديث أبي الزناد
صحيح مسلم بشرح النووي Hadith dans le Sahîh de Muslim
D'après Abu Hurayrah , le Messager de Dieu a dit :
Une prière accomplie par quelqu'un qui n'a pas récité l'Essence du Coran (1) pendant celle-ci est défectueuse (et il répéta le mot trois fois), incomplète. Quelqu'un dit à Abu Hurayrah : [Même si] nous sommes derrière l'imam? (2) Il dit: Récitez la en vous-même, car j'ai entendu dire le Prophète :
Dieu (puissant et sublime), a dit: J'ai séparé la prière entre Moi-même et Mon serviteur en deux moitiés, et Mon serviteur recevra ce qu'il a demandé.
Quand mon serviteur dit : Al-hamdu lillahi rabbi l-alamin (3), Dieu (puissant et exalté) dit : Mon serviteur m'a loué.
Et quand il dit : Ar-rahmani r-rahim (4), Dieu (puissant et exalté) dit : Mon serviteur m'a exalté,
Et quand il dit: Maliki yawmi d-din (5), Dieu dit: Mon serviteur m'a glorifié - et en une occasion Il dit : Mon serviteur s'est soumis à Ma puissance.
Et quand il dit : Iyyaka na budu wa iyyaka nasta in (6), Il dit : Ceci est entre Mon serviteur et Moi, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé.
Et quand il dit :
Ihdina s-sirata l- mustaqim, siratal ladhina an amta alayhim ghayril-maghdubi alayhim wa la d-dallin (7), Il dit: Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé.
(1) Sourate al-Fatihah, la première sourate (chapitre) du Coran.
(2) rester debout derrière l'imam en l'écoutant réciter al-Fatihah.
(3) "Louange à Dieu, le Seigneur des Mondes."
(4) "Au Nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux."
(5) "Maître du Jour de la Rétribution."
(6) "C'est Toi que nous implorons, et c'est Toi dont nous implorons secours."
(7) "Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru colère, ni de ceux qui s'égarent."
(Rapporté par Muslim - et aussi par Malik, at-Tirmidhi, Abu-Dawud, an-Nasa'i et Ibn Majah).
D’après Abou Saïd et Abou Hourayra (radiyallahou 3anhouma) le Messager d'Allah (sallallahou 3alayhi wa sallam) a dit :
"Tous les maux qui affligent le musulman
qu'il s'agisse de fatigue, de maladie,
de soucis, de tristesse,de préjudices, d'afflictions (de tous ordres)
jusqu'à l'épine qui le blesse
sont autant de motifs que Dieu allègue pour absoudre ses péchés."
(Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)
Recommandation qu'on se marie, quand on convoite le mariage et on assure le mariage sinon on jeûne D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
a dit:
Je marchais en compagnie de à Mina quand il rencontra qui demanda de lui parler. Se mettant alors tous deux à l'écart, dit à "O 'Abû `Abd-Ar-Rahman! Ne veux-tu pas te marier avec une jeune fille qui te rappellera ta jeunesse d'autrefois?". lui répondit: "Le Prophète (pbAsl) nous a dits: O jeunes gens! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu'il se met en ménage. Certes, le mariage contraint les regards lascifs et préserve la chasteté. Quant à celui qui n'en possède pas les moyens, qu'il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation".
Sahîh de Muslim
حدثنا يحيى بن يحيى التميمي وأبو بكر بن أبي شيبة ومحمد بن العلاء الهمداني جميعا عن أبي معاوية واللفظ ليحيى أخبرنا أبو معاوية عن الأعمش عن إبراهيم عن علقمة قال
كنت أمشي مع عبد الله بمنى فلقيه عثمان فقام معه يحدثه فقال له عثمان يا أبا عبد الرحمن ألا نزوجك جارية شابة لعلها تذكرك بعض ما مضى من زمانك قال فقال عبد الله لئن قلت ذاك لقد قال لنا رسول الله صلى الله عليه وسلم يا معشر الشباب من استطاع منكم الباءة فليتزوج فإنه أغض للبصر وأحصن للفرج ومن لم يستطع فعليه بالصوم فإنه له وجاء
حدثنا عثمان بن أبي شيبة حدثنا جرير عن الأعمش عن إبراهيم عن علقمة قال إني لأمشي مع عبد الله بن مسعود بمنى إذ لقيه عثمان بن عفان فقال هلم يا أبا عبد الرحمن قال فاستخلاه فلما رأى عبد الله أن ليست له حاجة قال قال لي تعال يا علقمة قال فجئت فقال له عثمان ألا نزوجك يا أبا عبد الرحمن جارية بكرا لعله يرجع إليك من نفسك ما كنت تعهد فقال عبد الله لئن قلت ذاك فذكر بمثل حديث أبي معاوية